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BABY FIRE No Fear

Year2011
FormatCD
StyleRock
AvailabilityIn stock
6.20 €Buy

Description

Ottis Toole was known for being Henry Lee Lucas' lover and accomplice. This inspired film-maker John McNaughton for 'Henry, Portrait of a Serial Killer'. Toole was also a cannibal and a pyromaniac. In a filmed interview he once explained how excited he would get when, for instance, he succeeded in setting a mattress alight. Such a fire he would call a 'baby fire'. His tragic life inspired Diabolita who started Baby Fire as a solo project. She met drummer Cha! at a Cheap Satanism Records' party. In January 2010, they started rehearsing and within a few months they were opening for bands such as HRSTA (Canada), Part Chimp (UK), CJ Boyd (US), Lydia Lunch & The Big Sexy Noise (US/UK)… Their debut album named No Fear features special guests Dana Schechter (Bee and Flower, The Angels of Light…) and Eugene Robinson (Oxbow). The album's sound is raw and organic, and it's mood very different from the bitter-sweetness that can be found in the band members' other projects. Diabolita – Pete Simonelli from Enablers gave her this pseudonym – is also a member of Keiki and Cha! plays in Lem. The lyrics emphasize Baby Fire's dark side: some songs were influenced by Ottis Toole's penchant for human flesh (Everybody's Got a Hungry Heart, I Love to Cook…), others evoke the obsession of a teenager with the ghost of a deceased alcoholic rock star (Sober) or were inspired by the madness of Timoty Treadwell (Insect/flower).The duo's influences are multiple. Diabolita is a fan of Siouxsie and The Banshees and of Riotgrrrl bands. She also admits to having listened to a lot of heavy metal in the Eighties (Girlschool, Metallica…). Cha! was influenced by Mr Bungle, The Pixies and by drummer Ches Smith.Take your mattresses away from the stage or these ladies will set them on fire!

Press

Shoot Me Again (FR · Fred · 16/03/2011)

C’est à l’écoute d’explications exprimées par Ottis Toole, tueur en série, cannibale et pyromane ainsi que complice et amant de Henry Lee Lucas que le duo Riotgrrrl BABY FIRE a trouvé son nom. Ottis Toole parlait de « Baby Fire » concernant l’incendie d’un simple matelas et de l’excitation qu’il en retirait.

Avec une telle introduction, on comprend aisément que BABY FIRE va nous emmener dans des eaux troubles peu recommandables. De toute manière quand on signe sur un label qui répond au nom énigmatique de Cheap Satanism Records, on ne peut s’attendre non plus à des contines romantiques.

C’est Diabolita (Dominique de son vrai prénom, que l’on retrouve également dans KEIKI et qui doit son surnom à Pete Simonelli de ENABLERS) qui a initié BABY FIRE. Un projet devenu duo en janvier 2010 avec la rencontre de Cha, batteuse, lors d’une fête organisée par le label.

Avec No Fear, le premier album de BABY FIRE, nous découvrons donc 16 titres de Indie Noise plutôt Dark. Certains textes sont eux aussi inspirés par Ottis Toole, une fixation malsaine dirait-on. Everybody’s Got A Hungry Heart et I Love To Cook (de l’humour cinglant digne d’Hannibal Leicter) font référence à son penchant pour la chair humaine.

De construction musicale plutôt minimaliste, la musique de BABY FIRE n’est pas pour autant pauvre d’intérêt. Ce minimalisme contribue justement à créer ce climat étrange, voire obsédant et sensible qui entoure les compositions. BABY FIRE démontre aussi que l’on peut faire simple mais varié. Le défi était d’ailleurs de taille pour une formation encore jeune qui d’emblée veut proposer autant de plages.

Si certains titres sont moins percutants, d’autres fonctionnent particulièrement bien. Le duo semble s’entendre à merveille et chacune se complète. La guitare colle des riffs basiques sur une rythmique qui préfère une frappe métronomique qu’une débauche de technicité. Dominique a sorti son thérémine pour quelques titres afin d’augmenter le sentiment d’étrangeté. Son chant passe de la fragilité mélodique à une déclamation possédée.

Insect/Flower, qui nous parle de Timoty Treadwell, écologiste dévoré par un grizzli qu’il étudiait, revêt des allures de Blues-Rock assommé par les médicaments.

Si Worst Things a des airs familiers, c’est parce que le titre sur son début ressemble à la reprise de MARILYN MANSON de Sweet Dreams. Là où ce dernier impose sa version grand guignol, BABY FIRE dépèce chaque note jusqu’à l’os.

Sur Sober ou l’obsession d’un jeune pour le fantôme d’une rock-star alcoolique, un chant doux et enivrant fera son apparition au milieu de ce jeu entêtant.

Avec Bureau D’Echange du Mal I (Bones Soup) et II (Dust Soup) ont atteint le meilleur de BABY FIRE. Deux titres hypnotiques, où sur Bones Soup, BABY FIRE invente le Sludge Lo-Fi à tendance Pop. D’une simplicité tout aussi implacable que son efficacité, BABY FIRE transcende son minimalisme angoissant. Avec Dust Soup, le duo sera aidé par Eugène Robinson (OXBOW) dont on connaît ses capacités méphistophéliques d’interprétation.

Soap n’est pas en reste pour imposer son état malsain par une guitare alourdie en duel avec le thérémine. Mais c’est ici le chant fragile et triste, court et répétitif qui conclut l’effet de folie.

Plus loin, c’est avec une variation plus frontale que BABY FIRE marque des points. Plus légère aussi dans son interprétation, Bunny se prend donc de face, avant un retour dans les abîmes de la folie. Everybody’s Got A Hungry Heart glace le sang.

No Fear est bel et bien un album démoniaque où se mêle la perversion, la folie et l’immoral. Sans artifice de surproduction ni raccord de pacotille, BABY FIRE dans une simplicité personnelle, parvient à décliner le nébuleux et la dépravation. C’est en jouant sur ce minimalisme, les répétitions primaires et les variations nuancées que le monde ténébreux du duo bruxellois prend vie. Les apparences sont parfois trompeuses. No Fear devrait mettre en confiance, mais en réalité, il s’agit d’un album déconseillé aux âmes sensibles.

Music in Belgium (FR · François Becquart · 16/03/2011)

Le nom de ce groupe belge va chercher ses racines dans des références quasi ésotériques. Il faut remonter à la vie du tristement célèbre Ottis Toole, tueur en série américain cannibale et pyromane mort en prison en 1996 et qui avait servi de modèle au film culte "Henry, portrait of a serial killer" en 1986. Celui-ci a eu l’occasion d’expliquer au cours d’une interview qu’il aimait mettre le feu à des matelas et qu’il appelait ces petits incendies des baby fire. D’où le nom Baby Fire adopté par Diabolita et Cha! , les deux filles qui fondent le groupe en 2009.

Ces dernières écrivent rapidement un paquet de chansons et défendent leur duo sur scène en première partie de groupes comme HRSTA, CJ Boyd, Part Chimp ou Lydia Lunch & The Big Sexy Noise. En septembre 2010, Baby Fire est en studio et enregistre une quinzaine de titres avec l’aide d’Eugène Robinson, le patron d’Oxbow, et Dana Schechter, inquiétante chanteuse de Bee And Flower.

Cette première œuvre est destinée à se répandre dans les esprits en ce mois de mars et va sans doute laisser quelques traces. Diabolita et Cha! semblent ici décidées à se démarquer du style de leurs groupes d’origine. Diabolita est par ailleurs toujours dans Keiki et Cha! joue chez Lem. Avec Baby Fire, on est dans un rock angoissé, brut, malsain. Les paroles des chansons évoquent le cannibalisme d’Ottis Toole ("I love to cook", "Everybody’s got a hungry heart"), parlent d’alcoolisme ("Sober") ou de Timothy Treadwell, un écologiste spécialiste des grizzlis qui périt dévoré par l’un d’entre eux ("Insect/Flower"). La guitare est tranchante, la batterie suit de près ses moindres mouvements et le chant, entre plainte névrosée et halètement douloureux, souligne l’aspect agressif et inquiétant de la musique, composée de chansons courtes qui frappent là où ça fait mal. Les amateurs des Pixies, de Siouxie & The Banshees ou des Kills première époque trouveront ici de quoi satisfaire pleinement leurs instincts.

Baby Fire interviendra en première partie de Lydia Lunch & The Big Sexy Noise et de Zëro au Magasin 4 le 19 mars prochain, en prélude au lancement de son album.

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