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HOUSE OF LOW CULTURE Poisoned Soil

Year2011
Format2xLP
StyleExperimental / Noise
AvailabilityIn stock
33.10 €Buy

Description

Like many a musical endeavor before it, HOUSE OF LOW CULTURE began as an experiment. In this case, Aaron Turner was making guitar recordings in his bedroom in the Mission Hill neighborhood of Boston, Massachusetts. The then-ISIS vocalist/guitarist was, as always, looking to expand his musical horizons.

'At the time I was enjoying my participation in ISIS and a couple other more band-oriented type settings, but also felt the need to stretch out a bit more without the judgments or limitations imposed by working with other people-and also outside the confines of conventional songwriting', he explains. And so House Of Low Culture was built with the empirical process at its foundation. 'It was about literal play with my instruments, about trying out any idea that came to mind and letting everything in as a possible influence-whether it was comic books or Penderecki or doing bong hits in my bedroom with a Roland digital 8-track.'

HOLC's first release, Submarine Immersion Techniques Vol. 1, would set the tone for all that would follow. Recorded from 1997-1999, released in 2000, the album explored lonely, lysergic drone territories and and the construction of textural weavings. Over the course of the next several years, Turner broadened HOLC's sonic palette considerably-incorporating voices, keyboard textures, and other non-guitar instrumentation-while engaging in collaborative efforts with the likes of Merzbow/Masami Akita, James Plotkin, Z'ev, Stephen O'Malley and others.

As of late, Faith Coloccia, Turner's wife (and bandmate in MAMIFFER), has become a regular contributor. Her presence can be heard and felt on HOLC's new full-length recording, Poisoned Soil, as can that of percussionist B.R.A.D (Asva, MMOB, Burning Witch, etc). The three lengthy compositions within conjure a wide variety of spatial effects and spectral imagery when experienced under headphones: distant rumblings, ominous premonitions and strange equilibrium disturbances, all underscored by the hiss of naked electrical current. The bleak sonic furnishings and deep chants of 'Spoiled Fruits Of The Kingdom' preside over a windswept tundra where David Lynch and Loren Connors dream of permanent midnight. The cavernous vocal symphonies and nerve-rattling drum buildup of 'The Ladder That Leads To Nowhere' decay into stereophonic gulls and mangled electronics. The blinking notes of a solitary guitar descend into the ether before 'Inappropriate Body' immerses the listener in an uneasy kind of percussive mania. From there, a lugubrious torch light leads the way though chambers and caves ringing with the echoes of strange devotional chants and all the attendant speaking-in-tongues. There is static, and then silence.

Aaron Turner has been an active musician, graphic designer and record label owner since the mid 90s. As a musician he has been involved in numerous bands (ISIS, Greymachine, Old Man Gloom, Mamiffer, Jodis, Lotus Eaters, etc.), and collaborated with the likes of Tim Hecker, Justin Broadrick, James Plotkin, Z'ev, Stephen O'Malley, Merzbow/Masami Akita, Lustmord and others. His label Hydra Head Records has released albums for artists such as Jesu, Boris, Harvey Milk, Sunn O))), Bohren & der Club of Gore, Khanate, Merzbow, Xasthur, Prurient, etc. He has also recently begun a new label with his Mamiffer bandmate and partner Faith Coloccia called SIGE records, mostly focused around projects the two are directly involved in, or those of their intimate collaborators.

This is a 2xLP edition (1xLP + 1x12in)

Press

Musiczine (FR · François Becquart · 21/02/2012)

Pour bien appréhender l'œuvre d'une formation comme House Of Low Culture, il faut recentrer sa pensée sur deux personnages clés de la musique ambiante et drone : Aaron Turner et Stephen O'Malley. Le leader d'Isis et celui de SunnO))) sont en effet à l'origine de House Of Low Culture, autant dire que ça va planer très haut en matière d'expérimentation sonore et de mystères musicaux impossibles à pénétrer.

Aaron Turner est né dans le Massachusetts mais a passé son enfance au Nouveau-Mexique et s'est finalement installé à Los Angeles pour bouger récemment à Seattle. Il fonde Isis en 1995 à l'âge de 18 ans et fait de ce groupe une véritable pierre angulaire de la scène post-metal, succédant dans le temps à des pionniers du genre comme Neurosis ou Godflesh. Entre 2000 et 2010 (date de sa dissolution), Isis réalise cinq albums et de nombreux EP ou albums live, creusant toujours plus le sillon d'un rock lourd tout en ambiances, en ondulations névrotiques et torturées. Aaron Turner est aussi actif dans bien d'autres projets. On le retrouve ainsi dans Greymachine, Hollomen, Jodis, Lotus Eaters, Mamiffer, Old Man Gloom, Ringfinger, Split Cranium, Twilight, Unionsuit et surtout House Of Low Culture, qu'il fonde avec son camarade d'Isis Jeff Caxide et l'inquiétant et génial Stephen O'Malley.

O'Malley est né à Seattle en 1974 et restera dans l'histoire comme le fondateur et concepteur de SunnO))), l'un des groupes les plus originaux et difficiles d'accès de la scène underground. La musique de SunnO))) est qualifiée de drone, du mot anglais qui signifie bourdonnement. Mettez votre tête dans le réfrigérateur ou collez votre oreille contre un transformateur électrique et vous entendrez du drone, un son unique qui se prolonge à l'infini. O'Malley est lui aussi impliqué dans une myriade de groupes expérimentaux et obscurs : Khanate, Burning Witch, Ginnungagap, Lotus Eaters, KTL, Grave Temple, Aethenor, qui constituent des versants différents de la vision musicale de Stephen O'Malley.

Quand deux visionnaires insatiables comme Turner et O'Malley s'associent dans House Of Low Culture, on touche au suprême en matière d'avant-garde post-rock. House Of Low Culture commet ainsi trois albums entre 2000 et 2003 : "Submarine immersion techniques, vol. 1", "Gettin' sentimental" et "Edward's lament". Aaron Turner revient maintenant en solo dans House Of Low Culture avec cet album "Poisoned soil", dans lequel il implique son épouse Faith Coloccia et le percussionniste B.R.A.D. (qui a aussi travaillé avec Asva ou Burning Witch). Le disque consiste en trois morceaux de quinze à vingt minutes qui feraient passer la musique des films de David Lynch pour la bande-son du dernier Dany Boon. Tout ici est en ambiances lugubres et arides, parasitées par des grincements électroniques et hantées par des incantations lentes et solennelles. On est dans du pur dark ambient, inquiétant et déprimant à souhait. Les notes s'égrènent lentement au milieu de silences froids. Tout semble figé dans un marécage sonore abstrait et sordide. Aaron Turner pousse les choses très loin et, dans le genre, il sculpte parfaitement des formes sonores expressives et alanguies.

Voilà un beau disque, réservé aux spécialistes et aux esthètes de l'anxiété. Le genre de chose à écouter en regardant la neige tomber sur un cimetière abandonné.

Shoot Me Again (FR · Fred · 17/02/2012)

Avec la fin de ISIS, Aaron Turner s'ennuie au point d'enregistrer son projet solo inauguré en 1997 dans sa chambre à Boston. Toujours volontaire pour s'ouvrir à de nouveaux horizons, l'ancien guitariste-chanteur du groupe s'essaie à la musique Drone et Experimental.

Auteur d'une première sortie en 2000, compilant sous l’appellation Submarine Immersion Techniques Vol.1 des essais datant de 1997 à 1999, HOUSE OF LOW CULTURE avait été quelque peu mis de côté jusqu'à ce que Aaron Turner trouve à nouveau le temps de ressortir de ses cartons le projet influencé par le travail de MERZBOW, JAMES PLOTKIN ou STEPHEN O'MALLEY.

Pour Poisoned Soil, Aaron Turner s'est adjoint les services d'un percussionniste aguerri en la personne de B.R.A.D., membre de ASVA et BURNING WITCH.

HOUSE OF LOW CULTURE livre un album composé de 3 longues plages qui jouent sur l'espace sonore et des impressions fantasmagoriques. Un travail particulier et essayiste qui prend une splendeur dimensionnel pour peu que l'on accepte l'immersion totale dans l'univers du projet. L'écoute au casque se révèle dès lors particulièrement appropriée.

A propos de HOUSE OF LOW CULTURE, ce qui plait à Aaron Turner dans ce projet, c'est l'absence de barrière et de formatage. Par conséquent, il peut se permettre ce qu'il veut et s'aventurer au gré de ses envies dans différentes directions et expérimenter ses idées.

Poisoned Soil laisse une place importante aux chants et vocaux. Comme sortis d'une crypte, les vocaux se rapprochent tantôt des liturgies monastiques et chants grégoriens, tantôt ils semblent être exprimés par un être angoissant sans forme ni nom. L'ambiance qui se dégage (principalement de Spoiled Fruits Of The Kingdom et The Ladder That Leads To Nowhere) frôle la terreur et les peurs primales.

B.R.A.D. est très discret mais lorsqu'il rythme l'atmosphère, il ajoute sa part d'inquiétude et de tensions horrifiques.

De Poisoned Soil se dégagent des images cinématographiques, quelque part entre un exorcisme et une adaptation Cthulienne par David Lynch. Autant dire qu'avec une telle bande sonore, on s'engouffre dans une folie horrifique teintée de mysticisme et de catharsie.

Inappropriate Body finit d'ailleurs par plongé l'auditeur dans un délire maniaque et hallucinatoire. Se concluant sur un rythme soutenu par la batterie et une riff de guitare entêtante, Aaron Turner y pousse ses dernières lamentations comme ecclésiaste vaincu par le démon lâcherait son dernier souffle.

Bien que expérimental et par définition difficile à appréhender, Poisoned Soil concède une forme d'accessibilité par ses références culturelles et cinématographiques. Il faut cependant plonger dans les profondeurs, peu engageantes, de HOUSE OF LOW CULTURE pour en saisir tout le nihilisme religieux ou simple. Si de prime abord, Poisoned Soil ressemble plus à un énième disque d'expérimentation sonore éclairé par l'identité de Aaron Turner, il se révèle être une pièce maîtresse du style alliant folie, noirceur, abstraction et plus surprenant, tangibilité.

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