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PASSE MONTAGNE Long play

Year2006
FormatCD
StyleMath Rock / Rock
AvailabilityIn stock
14.50 €Buy

Description

Passe Montagne arrived on RuminanCe Records with a first album called 'Long Play'. That's really fun, unstable, scientific, rough, basic and broken music. Passe Montagne drives us to think about Shellac and Captain Beefheart music approach.

Press

Music in Belgium (FR · MM · 30/03/2008)

Passe Montagne est un projet parallèle de Julien Fernandez, le batteur de Chevreuil. On y sent de nouveau l’influence de Shellac mais en plus déjanté encore. Et de nouveau, c’est la batterie qui induit la musique, folle à lier et pourtant attachante. On doit l’enregistrement à Miguel Constantino et à W. Ottonecker.

On entame le set avec « Carboglace », une fantaisie rapide destinée à introduire la suite. Puis vient « Dactiloca » et ça devient déjà plus sérieux. Ici aussi, l’ami Fernandez se déchaîne comme si sa vie en dépendait. C’est fou le travail qu’il peut abattre. Il y a de quoi décourager ses accompagnateurs. « El cartucho » est plus lent mais tout aussi saccadé. C’est un véritable festival de percussions à lui tout seul mais Gilles Montaufray et Samuel Cochetel lui donnent une réplique digne de lui.

Vient ensuite « Tire Fesse To Heaven », la longue ascension vers la gloire, sans doute. Même rythme saccadé, même contretemps. C’est « Sierra perdita de los tayronas » qui lui succède avec l’aplomb de ceux qui ne doutent de rien. « Bomarzo » est un autre festival mais avec la basse en soutien, cette fois. Et tout le monde s’amuse. « Altamonica » commence en coup de poing et la guitare peaufine ses riffs pour tenir tête à ce furieux cogneur qui semble ne pas connaître de limites, pour la plus grande joie de l’auditeur.

« Crocodile Empire » est une autre manifestation de folie de Fernandez mais cette fois, il se heurte à une guitare qui ne s’en laisse pas conter. On assiste alors à une démonstration d’improvisations et à un dialogue entre les guitares, énervé et mené à son paroxysme. « Song and Dance » comporte quelques borborygmes dûs à Paul Rodden et qui font penser à notre Arno quand il est sobre mais les guitares et la batterie croisent de nouveau le fer avec une adresse incroyable.

Suit l’inaltérable « El Dorado enemigo in polvo », qui met en scène des divagations improvisées sur un thème musical soigneusement préparé pour l’occasion. C’est une manifestation de talent à l’état pur mais qui s’appuie sur une musique moins anodine qu’il n’y paraît. « Automatic Video » comprend un thème plus guilleret qui relâche quelque peu la tension qui règne depuis le début. Les musiciens veulent aussi montrer qu’ils savent s’amuser. Avec « Dracula », la tension remonte évidemment d’un cran et la dramatisation reprend ses droits. Julien F. y va d’un solo pas piqué des vers. Enfin, nouvelle récréation avec « Lafayette », une conclusion qui comprend un banjo et qui sied parfaitement à cet ensemble avec des percussions et des riffs inventifs en diable.

Ce « Long Play » est un bon album de math noise rock abrasif qui s’impose après quelques écoutes.

Shoot Me Again (FR · Ben · 21/03/2006)

L'hiver se prolonge et voilà que nous arrive providentiellement un bon petit Passe montagne pour nous réchauffer.
Ce quatuor contient en ses rangs Julien F également batteur de Chevreuil. Qu'on se rassure, on est ici en présence d'un autre gibier. Pas de clonage animalier en vue.
Si on reconnait bien la frappe de batterie, le format est ici différent. Passe montagne est plus direct et plus rock noise.
Les plages sont courtes et s'enchainent à toute vitesse. Entre disco noise dansant, morceau rock immédiat et ralentissements maitrisés, on a un petit peu de tout sur cette galette.
Certains morceaux sont bien zoulks tel 'Tire fesse to heaven' qui fait penser un peu à la rencontre d'un The Jesus Lizard instrumental, d'un Honey for petzi et d'un clavier folichon !
'Crocodile Empire' nous propose quelque chose de plus déconstruit, un peu bluesy noise et assez jouissif. Comme une sorte de western spaghetti sous distorsion.
'Song and dance' réussit à être plus rock. C'est le seul morceau chanté par la voix rauque Paul Rodden qui se marie bien à cette musique. 'Dracula' nous emmène d'une ambiance débonnaire vers une tension plus rock. Un morceau mordant, c'est sûr !
L'album de passe montagne fait donc du bien par où il passe. Je le conseille à tout amateur de musique un peu noise, en marge et très variée.

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