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PIANO CHAT Ours Molaire

Year2011
FormatCD
StyleFolk / Rock
AvailabilityOut of stock

Description

Alone with just his guitar and remnants of a drum kit, Piano Chat loops himself in live, along with cascades of keys to invoke the soaring walls of sound only real post punk can make you dance to.

Marceau Boré is the ex leader of the lamentably unknown band Ladybird Lala Band called 'the franch Arcade Fire' by the press.

Since the end of 2008 he's stood alone on stage, or on the floor amongst the crowd, multiplying his voice to levels only Canadian choirs can achieve, all whilst giving a solid nod to his brothers in the French-Indie-Noise scene.

2011: His first EP 'ours molaire', recorded by Jey Vassereau (guitarist from the amazing band, PNEU) is out. For a taste, catch a glimpse of what a mix of Arcade Fire and Sonic Youth would sound like if they both bands were comprised of only one (and the same) member. Think pretty pop meets angry fuckin rock.

Press

Musiczine (FR · Béber · 09/02/2012)

Lorsque l’aventure du Ladybird Lala Band (NDR : la formation est alors considérée comme l’Arcade Fire français) prend fin, nous sommes en 2008. L’ex-leader du groupe, Marceau Boré, n’a pas envie d’abandonner sa carrière musicale, même s’il doit se lancer seul dans l’aventure. On connaissait la prédisposition des ensembles hexagonaux à bosser sous un format réduit ; mais chez Piano Chat, la formule frise l’autisme. Le Tourangeau s’est limité à des loops et à un kit de batterie. Pour un résultat finalement plus que satisfaisant. Que faut-il de plus ?

Ce projet solo catalogué ‘rock’ a été mis en forme par Jey Vassereau, le guitariste de Pneu.  De quoi craindre les expérimentations à outrance ou encore une explosion de décibels. Pas du tout ! Piano Chat aime les mélodies et le chant. Sa noise rappelle tantôt Fugazi (« Ours Molaire », « We Always are Foreigners »), tantôt Sonic Youth (« My Muddy Knees »). Le dossier de presse a beau mentionner Arcade Fire comme référence, la comparaison me semble tout à fait futile.

On retrouve tout au long de cet opus, tout ce qu’on aime : la folie, le sens mélodique et une grosse dépense d’énergie. Autant de bonnes raisons pour écouter le premier album de Piano Chat. Enfin, afin d’éveiller votre curiosité, il vous est aussi loisible d’aller chercher, l’origine du patronyme choisi par Boré : ‘piano chat’. La réponse ne manque pas de piquant.

Shoot Me Again (FR · Fred · 30/12/2011)

2008, l'aventure avec LADYBIRD LALA BAND terminée, Marceau Boré décide de se lancer dans une nouvelle, seul, avec la ferme intention de jouer comme 15. Il récupère tout ce qui peut servir à faire des loops et à multiplier les pistes pendant que armé de ses deux bras et de ces deux jambes, il tentera d'activer sa guitare et son drum kit. Si en studio, cela parait relativement possible, c'est en Live que l'exploit sera. PIANO CHAT aurait dès lors pu s'appeler PIANO POULP.

C'est chez Jey Vassereau (guitariste de PNEU et par conséquent autre phénomène déjanté) que PIANO CHAT est allé enregistrer son EP 7 titres, bourré d'un mélange dansant Post-Punk (Ours Molaire, Marymarymary), de Post-Rock (La Fontaine) et de Noise (English Roses).

L'invention du Piano Chat, le vrai, remonte au 16ème siècle. En gros, un piano trafiqué pour distraire un souverain. Au lieu de petits marteaux qui frappent les cordes du piano, les touches actionnaient des aiguilles qui s'enfonçaient dans le postérieur de chats... qui miaulaient.

Je vous rassure de suite, PIANO CHAT n'a utilisé aucun animal pour l'enregistrement de son EP et il n'utilise aucun animal sur scène. Il a choisi son nom plus en référence décalée à la démarche malade du créateur de l'instrument en comparaison à sa volonté ultime d'arriver à créer l'illusion du nombre en étant seul.

Et si on arrêtait d'ailleurs de vous répéter inlassablement que Marceau Boré est seul aux commandes de sa musique, vous auriez bien du mal, sur disque, privé de la vue, à vous en rendre compte et à y croire.

Notez que si l'individu a pour volonté de faire un maximum de bruit, il n'est ni dénué du sens de la mélodie, ni de celui de la fragilité pour autant. En témoignent le final avec My Muddy Knees et les intonations de débuts et de fin de We Always Are Foreigners.

Ours Molaire pourrait laisser toutefois l'impression de s'éparpiller. Tantôt joyeusement bricolé, ensuite customisé aux machines et enfin délicatement peaufiné, le EP conserve pourtant une constance décalée qui centre le propos.

Music in Belgium (FR · François Becquart · 08/11/2011)

En France on n'a pas de pétrole mais on a des idées. Et parfois, on n'a pas assez de musiciens alors ce n'est pas grave, on fonde quand même un groupe tout seul en faisant croire qu'il y a des dizaines de types dedans. C'est la démarche qu'a adoptée Marceau Boré, un natif de Tours assoiffé d'aventures et d'expérimentations sonores. Il fonde d'abord un groupe appelé Ladybird Lala Band, que la presse spécialisée (c'est-à-dire le fanzine du coin) considère comme l'Arcade Fire français. Même cette étiquette n'est pas suffisante pour attirer le public et le premier groupe de Marceau Boré termine lamentablement dans les gouffres insondables de l'oubli.

Ne trouvant personne pour l'accompagner dans ses délires musicaux, Marceau Boré fonde Piano Chat en 2008 et part à la conquête du monde, qui commence par les petits clubs miteux de son quartier. On peut le voir seul sur scène ou allongé parmi la foule, plaçant dans les oreilles une musique bricolée, un rien fumiste et anti-commerciale. Entre électro psychotique, rock décalé artisanal et psychédélisme d'occasion, Marceau Boré développe un monde bien à lui, écorché, solitaire, cafardeux et je-m'en-foutiste. En matière d'indie noise, ce mec est une vraie sortie de secours pour tous ceux qui ne voient en Phoenix qu'une bande de requins de dance floors bons à faire du fric avec une musique sans intérêt.

Marceau Boré multiplie les astuces pour donner du coffre à sa bande de jeunes à lui tout seul. Il joue de tous les instruments (à la base, une guitare et un bout de batterie pas encore complètement payée) et accumule les couches de chant de façon à obtenir des chœurs qui feraient pâlir d'envie ceux de l'Armée Rouge. Le Phil Spector du truc rafistolé avec deux bouts de ficelle, c'est lui.

Pour réaliser son premier EP "Ours molaire" (jeu de mots tellement mauvais qu'il en est génial), Marceau Boré a rencontré un autre génie du dimanche, Jey Vassereau qui officie à la guitare dans l'extraordinaire groupe Pneu. C'est lui qui produit ces sept chansons maigrichonnes et fiévreuses, hantées par un romantisme électrique et rebelle. Pour appréhender le style, il faudrait imaginer une rencontre entre Arcade Fire et Sonic Youth, mais avec un seul musicien de ces deux groupes pour résumer à lui seul la quintessence de leur œuvre. On est donc confronté ici à de l'aventureux, un rien inclassable mais tout à fait délicieux quand il s'agit de plonger dans de la bizarrerie sympathique et inventive.

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