TRINARY SYSTEM The Hard Machine
Description
● ROGER C. MILLER: Guitars, vocals, Mellotron, cornet, piano● P. ANDREW WILLIS: Basses, micro-synths, vocals● LARRY DERSCH: Drums, Whisky flask
● 'I think of Trinary System as my third, and last, really good rock band.' – Roger C. Miller1969, Sproton Layer1979, Mission of Burma2012, Trinary System
● 'Trinary System continues the elegant, abstract, agitated firestorm tradition of Miller's Burma songs, with an unmistakable swagger…' – Dusted Magazine
● 'If Burma at its best had the jostling, bounded chaos of a really physical basketball game, Trinary System is a bit more like pro soccer.' – Magnet Magazine
● Trinary System is Roger Miller's current rock band. He plays guitar, sings and composes. Larry Dersch (Binary System, AKACOD, etc.) plays drums and Andrew Willis (the Web, Crappy Nightmareville, etc.) is on bass, vocals and electronics.
● Miller started Trinary System towards the tail-end of Mission of Burma's second act: he was looking for a way to free his guitar playing from the confines of a post-punk environment. He had played with Larry Dersch in his duo Binary System, and knew that his drumming would keep him on his toes. He met Andrew Willis while he was engineering Alloy Orchestra recording sessions and his comments on the proceedings piqued Miller's interest. (He was also interested in adding Willis on bass because it was not his primary instrument). The band found its voice just before 'Lights in the Center of Your Head' was recorded (Feeding Tube Records), integrating minimalism, psychedelia, and post-prog structures into a raw indie aesthetic.
● While the music starts from Miller's compositions, the band has an intuitive approach where each member contributes considerably. Given that they have covered both Miles Davis' 'Black Satin' and Can's 'Yoo Doo Right', improvisation is part of their blood-line. 'On the Ground' is based on a collective improvisation.
Titles
01. Monkeys (on Your Back) 4:41
02. Late Bloomer 4:30
03. Pop! 2:43
04. The Golem 4:48
05. The Green Wall 4:33
06. Upending Time 3:24
07. On the Ground (Complete the Circle) 7: 21
08. Sometimes the Rain Falls in Your Favor 6: 01
Press
JazzMania (FR · Claudy Jalet · 05/02/2026)
Créé il y a un peu plus de quarante ans, le label indépendant américain s’est spécialisé dans le jazz, le jazz-rock, le jazz-progressif mais aussi dans des choses expérimentales, extrêmes voire très bruitistes, free. Mais j’ai rarement entendu, venant de chez eux, un groupe aussi rock. Presque conventionnel. Vous vous doutez que je ne connais pas toutes les productions du label, mais ici j’ai l’impression qu’il ratisse assez large. Ceci est carrément un album de rock grungy, punky, low-fi qui semble issu directement des années nonante et qui aurait pu être édité sur Sub Pop, le mythique label de Seattle ! Trinary System nous vient de Boston et a été fondé par Roger C. Miller, qui fut le guitariste / leader du groupe post punk Mission Of Burma. Ceci est leur second album (après aussi quelques singles et ep) et Miller est l’auteur des huit compositions. En plus de jouer des guitares, il chante, joue du mellotron, du piano et du cornet, ce dernier sera le seul élément un peu jazzy à entendre sur l’album. Aux côtés de Miller, P. Andrew Willis joue des basses, des synthés et Larry Dersch officie à la batterie et à la bouteille de whisky ! L’album commence comme du bon Fugazi : une guitare rêche, une batterie qui hachure un rock low-fi qui se prolonge par des dissonances proches de Pavement, voire un peu de No Means No. Mais il propose aussi quelques titres très accessibles comme ce « Pop » qui m’a évoqué nos Girls In Hawaii mais aussi Sharko parce que Miller à une voix qui me fait penser assez bien à celle de David Bartholomé. Quant à « The Golem » lui, il s’apparente à la grosse armada stadium rock en puisant chez les Pixies, les Foo Fighters, tout en y posant une mélodie que Weezer aurait pu développer. Le math rock s’impose sur « The Green Velvet » et du space rock, du psyché un brin bruitiste est entendu sur « On The Ground ». L’album se clôt sur un spoken words et les efficaces délires soniques et psychés de « Sometimes The Rain Falls in Your Favor ». Ces deux dernières compositions, plus longues, prennent leur temps pour se développer d’une manière finalement assez post-rock. J’avoue que tout ceci me plaît vraiment bien, ce n’est pas si radical que vous pourriez le penser et je vous invite quand même à bien monter le volume sonore pour apprécier ces ambiances millésimées !











