Description
The Brussels-based, self-proclaimed 'satanic pop' duo keiki is back with its third album, Popcorn from the Grave. Darker and more incisive than previous recordings, it offers 12 short and to the point tracks. This will be the band’s first full-length release on vinyl.
Popcorn from the Grave exudes raw indie rock and explores the territories of angry post-punk and fuzz-drenched metal. When the pace slows down, it also sometimes leans towards haunted rock. Their vocalist's unique voice is supported by sharp guitars, an old school drum machine programmed in step mode only and the supernatural sounds of a theremin. The band has broadened the range of its sounds by adding bass on some tracks. Death and madness are prevailing themes, yet keiki never loses its bitter-sweet touch and the dark sense of humour that has become the duo's trademark. Pies & Popcorn, for instance, tells us about the delicious dishes which are prepared beyond the grave (Linda McCartney and Paul Newman, who passed away long ago, still sell a wide range of foods in supermarkets worldwide). Stab You succeeds in combining words from both Emmanuelle 4 and The Simpsons. In Hiroshima-Nagasaki we learn that, as experienced by Japanese businessman Tsutomu Yamaguchi, it is possible to survive two atomic bombings.
For the first time, two guest vocalists are featured: Pete Simonelli from Enablers on Full Body Wolf and Eugene Robinson from Oxbow on The Killing Cure.
Press
Subjectivisten (NL · Jan Willem Broek · 06/12/2012)
Sommige bands kennen toch wel een bijzondere samenstelling. Neem nu het Brusselse duo Keiki, dat bestaat uit de half-Britse zangeres Dominique Van Capellen-Waldock (zang, theremin) en de half-Italiaanse gitarist Raphaël Rastelli (gitaar, programmering, theremin, synthesizers). Ook de gebruikte instrumenten zijn niet een bepaald alledaagse combinatie, maar dat komt de originaliteit van de muziek natuurlijk alleen maar ten goede. Het is een origineel, krachtig en duister geluid dat ze zelf wel typeren als “satanische pop”. In 2007 debuteren ze met geweldige ..10 Pieces.., gevolgd door het evenzo fantastische Waltham Holy Cross uit 2009. Ze produceren vrij donkere rock met pakkende zang, elektronica en riffs, die herinneringen aan veel grote bands oproepen. Na de twee eerste releases blijft het even stil, totdat ze vorig jaar een split uitbrengen met Bee And Flower. De 2 nummers “Full Body Wolf” en “A Woman’s Love” hierop zijn vooral een opmaak voor hun derde album. Die plaat Popcorn From The Grave is nu een feit en de eerst genoemde track, waar zanger Pete Simonelli van de Enablers te horen is, is hier ook aanwezig. De band is op hun nieuwste werk sterker dan ooit. Ze brengen rauwe indierock aangevuld met noise, stevige post-punk, krachtige beats, een rockende theremin en metalachtige riffs. Dat de band internationaal opvalt blijkt naast de gastbijdrage van Pete Simonelli ook uit die van zanger Eugene Robinson (Oxbow, Black Face, Whipping Boy) in één track. De zang van Dominique houdt het midden tussen die van Kim Gordon (Sonic Youth) en Julie Christmas (Made Out Of Babies, Battle Of Mice, Spylacopa). De groep brengt hier een pakkende kruisbestuiving van Enablers, Sonic Youth, Made Out Of Babies, Pain Teens, Peter Kernel, Siouxsie & The Banshees, Add N To X, Blonde Redhead, PJ Harvey en Anne Clark. Het is emotioneel geladen, zeer gevarieerd, vol gekanaliseerde woede en gewoonweg heel pakkend en smakelijk wat ze hier voorschotelen. Je kunt dan ook enkel vaststellen dat dit het beste is wat de band tot nu toe heeft gemaakt en sowieso iets dat zich met de groten der aarde kan meten. Nu het publiek nog. Subliem, fris en eigenzinnige derde album!
Musiczine (FR · Béber · 19/10/2012)
Quelques mois après avoir publié un split album en compagnie de Bee and Flower, les deux démons de Keiki sont de retour. Et tout au long de son troisième elpee, le duo bruxellois a décidé de garder un même cap : du ‘pop-satanic’ !
Conceptuellement, le groupe, toujours hébergé au sein de l’actif label bruxellois Cheap Satanism, nous gratifie une nouvelle fois de références macabres. On saluera donc le titre de l’album « Popcorn from the Grave ». Musicalement, on retrouve un post-punk dépouillé dans la juste lignée de « Waltham Holy Cross ». Le chant de Dominique Van Cappelen-Waldock évoque toujours autant celui de Kim Gordon (Sonic Youth). Le jeu de guitare est toujours aussi distordu et saccadé. Les boîtes à rythmes sont elles aussi bien présentes. Mais contrairement à l’opus précédent, les bidouillages électroniques sont davantage en retrait ; ce qui n’est pas forcément pour déplaire. Si musicalement Keiki reproduit donc la même formule, le ton, quant à lui, s’assombrit. Une tension palpable tout au long des douze morceaux de ce disque. Une sensation qui s’accentue lorsque les deux invités de marque viennent poser leur voix. Tout d’abord Eugène Robinson (Oxbow) sur « Killing Cure ». Puis Pete Simonelli, qui vient placer son phrasé inimitable sur « Full Body Wolf ».
En concoctant « Popcorn from the grave », Keiki vient de franchir un palier supplémentaire. Sans changer de style, le duo parvient à y affiner sa ‘pop-satanic’ et nous rapproche encore un peu plus des ténèbres…
Music in Belgium (FR · Linda Vanden Bemden · 27/09/2012)
Les Bruxellois de Keiki viennent de sortir un album de Toussaint. Tombal, froid, d’os et de poussière, rehaussé de quelques rares feux follets.
Composé de Dominique Van Cappellen-Waldock au chant et de Raphaël Rastelli à la guitare et à la programmation, le duo s’est autoestampillé « pop satanique » et le diable a tout pour plaire. À commencer par les titres de ses morceaux (prenons « Us vs. The Pharmaceutical Industry).
Après « 10 pieces » sorti en 2007 et « Waltham Holy Cross », « Popcorn From The Graves » est le troisième album, dès à présent disponible en cd et en vinyle.
Keiki, c’est un peu comme la BD Petit vampire de Johan Sfar. Au début, ça fait peur, mais il ne faut qu’une planche/plage pour se détendre et entrer dans leur petit monde malsain où la guitare agressive et maraboutée nous rappelle très sérieusement qu’on est quand même pas là pour faire la sieste. Pour reprendre leur bio : « malicieux plus que maléfiques ». Et surtout frappadingues.
La voix d’outre-tombe et éloignée de la chanteuse, agrémentée d’une guitare qui n’y va pas par quatre chemins nous livre un son post-punk bien raide qui remonte de tout en bas de la cave (« Hiroshima-Nagasaki », « Pies & Popcorn »). Quelques surprenants démarrages boîte à rythmes/basse aussi, qui, sans la guitare machiavélique, pourraient presque trouver leur place sur un album électro-pop.
Les textes sont badigeonnés à l’humour noir, avec la mort et la folie comme émulsifiant principal. Citons notamment « Pies & Popcorn », qui nous entretient des savoureux plats servis depuis la tombe par Linda McCartney et Paul Newman, trépassés depuis belle lurette mais dont le nom apparaît toujours sur une ribambelle de denrées alimentaires en grande surface. Ou encore « Stab you », qui fusionne les paroles d’Emmanuelle 4 et des Simpsons.
Sans oublier la participation de Pete Simonelli d’Enablers sur « Full Body Wolfs ».
Qu'ajouter à cela si ce n’est qu’il vaut mieux ne pas être sourd pour mieux écouter.
Et mettre en garde les planchers des salles de concert, peut-être...
Shoot Me Again (FR · Fred · 17/09/2012)
image KEIKI
Popcorn From The Grave
Label : Cheap Satanism Records
Mandaï Distribution
Date de sortie : 17-09-2012
Pour son troisième album, les Belges n'ont pas fondamentalement changé la formule. KEIKI propose toujours autant une variation Pop étrange et minimaliste qui frise avec la Noise fragile. Toutefois, malgré l'évocation légère du Popcorn, ce deuxième album résonne avec plus de sérieux que son prédécesseur. On pourrait même le qualifier de sombre et dépressif.
Côté composants, KEIKI conserve l'utilisation de ses instruments fétiches : guitare, programmation, basse à l'occasion et thérémine. Le duo s'est toutefois fait aidé et n'a pas hésité à appeler en renfort ses deux mentors. Eugène Robinson (OXBOW) vient poser sa voix sur The Killing Cure et Pete Simonelli (ENABLERS) sur Full Body Wolf.
Cette orientation moins bricolée est également audible dans une programmation plus étoffée. On n'échappe pas au son de la boîte à rythmes, contribution volontairement identitaire au duo, mais les sonorités annexes sont quant à elles plus modernes et technologiques.
Cette évolution peut s'interpréter comme une maturation. Un accès à un âge moins enfantin et plus adulte. Mais il déroute sur les premières écoutes lorsque l'on connait l'album précédent. Ce ressenti cafardeux met mal à l'aise aussi. Et là où KEIKI amusait par son décalage, il suscite maintenant des émotions bien tangibles. L'heure serait moins à la dérision et à l'insouciance.
Attention toutefois que KEIKI aime se jouer des apparences. On savait déjà que derrière cet simplicité extérieure se cachait des agencements calibrés. Façonnés dans la réflexion plutôt que dans l'évidence. Le ton quant à lui peut également se révéler trompeur. On peut d'ailleurs faire confiance à Eugène et Pete pour déceler en nos deux compatriotes l'espièglerie.
Ce détournement incontestable, un brin abracadabrant porte un nom : la perversité. Dans son sens étymologique, celui de la falsification et de la corruption plutôt que son sens usuel, qui tend à faire du mal pour en retirer du plaisir. Le plaisir justement, si on le doit à la malice de KEIKI, il n'est pas exclusivement réservé au duo. Accessible à tout qui voudra bien s'investir au-delà des faux-semblants présentés.
En conséquence Popcorn From The Grave possède plusieurs degrés de lecture brouillant agréablement les sens. Un constat synonyme de maturation et d'affinage de son univers. Un accroissement de sa crédibilité en somme pour ceux qui n'auraient vu en KEIKI qu'un groupe de fortune.
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