Description
Keiki's second album, Waltham Holy Cross, is released on November 2009 on Cheap Satanism Records. These amateur devil worshippers will transform this satanic pop duo from Brussels into a modern version of Faust. Success, glory. Their souls at the ready. A herd of billy goats waiting to be slaughtered to reach their goal.
Titles
01. Andy's candy
02. (A girl called) healed
03. Skegness
04. Rainbow cheese
05. Villa firwood
06. Ironing man
07. Vital
08. Dark horse
09. Tiny white flower
10. Turn the page
11. Lottie Johl
12. Forest fire
13. L'institut du sang
14. Smoke (Dear Daniel)
15. The garden
16. Change your life
17. Glue
Press
Shoot Me Again (FR · Fred · 09/01/2010)
Le monde de KEIKI est fait de minimalisme et d’amusantes distorsions. Un univers qu’il faut savoir pénétrer, car derrière un semblant de simplicité se cache un ensemble d’idées cohérentes et singulières. Pour ma part, c’est leur reprise d’un grand classique qu’ils affectionnent et que j’affectionne qui m’a ouvert la porte de leur monde. C’est à partir de cette reprise de BLACK SABBATH, Paranoid, que le duo issu de NAIFU et LES JEUNES m’a donné les clés pour plonger dans sa musique.
Fait de chants, de guitares répétitives, à la fois fragiles et trempées dans la noise et d’une boîte à rythmes, KEIKI pousse la chansonnette et nous raconte des histoires d’homosexualité entre une souris et un dragon, l’amour d’un boucher pour une prostituée, un hommage aux films japonnais de Shinya Tsukamoto ou la vie de la mère d’Andy Warhol…
Grâce à son étrangeté, son décalage, KEIKI s’inscrit bien dans la lignée, héritière de BLACK SABBATH. Possédé et malsain, bizarre et dérangé, le duo belge parvient à recréer un climax, une aura similaire à celle qui se dégageait du groupe de Monsieur Iommi. Question sonorité, évidemment KEIKI a développé son propre son. À l’exception de Vital qui vient rappeler la lourdeur et le son de guitare angoissant du groupe légendaire, KEIKI explore une version sonore plus légère et bricolée.
KEIKI, c’est un peu comme si PJ HARVEY était possédée par l’âme de BLACK SABBATH. Waltham Holy Cross est le deuxième album de Satanic Pop, comme l’a défini le groupe judicieusement. Un album séduisant pour qui entrera dans l’univers du duo.
Music in Belgium (FR · François Becquart · 11/11/2009)
Keiki est un duo bruxellois qui se définit comme jouant de la pop satanique. La définition est originale et pourrait faire des émules. On imagine en effet du lounge thrash ou du menuet hardcore. Toujours est-il que derrière cette contradiction dans les termes se cache un couple de musiciens intéressants, un rien décalés, évoluant entre les Kills, Queenadreena et comme ils le disent eux-mêmes, Black Sabbath et Sonic Youth. La recette est simple : une chanteuse (mademoiselle Dominique Van Capellen Waldock, sujet d'origine britannique) et un guitariste programmateur semi-italien (Raphaël Rastelli) qui tripote les boutons de boîtes à rythmes, gratouille la guitare et manipule le thérémine, le plus ancien instrument de musique électronique du monde, inventé en 1919 par un savant russe du même nom.
Keiki réalise ici son deuxième album, après "10 pieces" (2007). Le petit label Cheap Satanism Records qui les distribue se lance dans l'aventure avec d'autres poulains comme Trike. Il lâche aussi Keiki sur les scènes de la région bruxelloise (avec notamment un concert au Botanique le 17 novembre en première partie de Lem, et un autre show le 14 décembre au VK avec les groupes français Cercueil et Battant).
L'originalité de la musique de Keiki repose fondamentalement sur la personnalité un peu spéciale de ses membres. A 18 ans, Dominique Van Capellen Waldock rencontre Ronnie James Dio et s'en retrouve bouleversée, tant sur le plan affectif que musical, ce qui la pousse à sublimer son amour pour le doom-metal et les chats. Comprends qui peut. Au début des années 90, Raphaël Rastelli sublime quant à lui ses poussées d’acné en fondant Les Jeunes, membre de La Famille, collectif-groupe-secte qui fait les belles heures de la jeunesse rebelle de Wallonie et d’ailleurs. Nous n'avons pas ici affaire à des baby rockers élevés à la Blédine.
L'album de Keiki se compose de seize titres, dont certains ne dépassent pas les cinq secondes, le plus long approchant les quatre minutes (le cristallin "Tiny white flower"). Il y a incontestablement une atmosphère punk derrière ces qualificatifs de pop satanique et un sens poussé de l'anormal. Les paroles sont hallucinantes ("I wash and I wash yet it's never clean enough" occupent les deux minutes de "Ironing man", clin d'œil caché à Black Sabbath?), les ambiances dépressives et les attaques de guitares peuvent se faire réellement agressives (l'hypnotique "Lottie Johl") ou maudites ("Vital", qui déploie des accords en quarte augmentée, la fameuse note du diable condamnée au Moyen-âge). Bref, pour faire simple, c'est le pied, pour peu qu'on aime cultiver un certain sens de la neurasthénie et qu'on aime se balader dans les cimetières.
Keiki ne faillit pas à la réputation des duos masculin-féminin qui sont bien souvent excellents, comme les White Stripes, les Kills, les Dresden Dolls. L'énergie et l'inquiétude qu'ils dégagent sur disque devraient en faire de belles attractions scéniques.













