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REDFEARN, ALEC K. (AND THE EYESORES) Sister Death

Year2012
FormatCD
StyleRock / Folk
AvailabilityIn stock
14.70 €Buy

Description

Alec K. Redfearn and the Eyesores have been making uniquely rewarding music for over a decade. Sister Death is their 7th album, their most widely approachable release and features striking artwork!

The group's unmistakable sound is the result of Alec's songs, which have poignant melodies and lyrics filled with doom-laden imagery. These songs are performed by a band who use unusual instrumentation (male and female vocals, accordion, double bass, French horn, organ, drums, percussion, electronics + many musical guests) in interesting and creative ways.

'I spent about 6 years writing for this record. I've trashed dozens of tunes along the way. This record is probably the most accessible of our releases so far. I spent a lot of time obsessing over kraut-rock, space rock and psychedelic rock on the past few years, so that influence is bound to be felt. I've tried to move away from the Eastern European/Gypsy sound...we've always tried to change things up as we went. Probably the biggest change in our sound is the addition of Orion on the Acetone Top 5 organ and vocals. These latest songs have been built around the keyboard and accordion, but it still sounds like us. Some things simply don't change. My melodic obsessions and idiosyncrasies remain imbedded in the music, and I suppose they always will be.' - Alec K. Redfearn

Titles

01. Fire Shuffle
02. Unawake
03. The 7 and 6
04. Longreach
05. Amplifier Hum
06. Black Ice
07. Exhumed
08. Scratch
09. Hashishin
10. St. James Infirmary/Headless Emcee
11. Wings of the Magpie
12. In the Morning

Press

Music in Belgium (FR · François Becquart · 09/12/2012)

La maison Mandaï Distribution, qui opère dans la région de Namur, fête cette année ses dix ans et elle ne s'est jamais portée aussi bien, avec un nombre très conséquent d'artistes qu'elle fait découvrir sur le marché belge. La plupart du temps très originaux, voire avant-gardistes, ces musiciens connaissent grâce à Mandaï la chance de pouvoir être découvert dans le pays et ça, on ne va pas s'en plaindre.

Dernière curiosité captivante en provenance des États-Unis, Alec K. Redfearn & The Eyesores, qui ont déjà une certaine expérience (une quinzaine d'années au service des sonorités étranges et expérimentales). "Sister death" est le septième album de la formation et il est, d'après les dires d'Alec K. Redfearn, celui qui lui a pris le plus de temps à fabriquer. L'homme a écrit des chansons durant six ans, il a laissé des dizaines de morceaux non retenus sur le carreau, il est allé se perdre dans les confins du krautrock, du space rock et du psychédélisme pour finalement revenir victorieux avec de la matière qu'il a croisée avec son style de prédilection : l'utilisation de l'accordéon, de la contrebasse et de l'électronique au service d'une musique située entre avant-garde et folk orientalo-balkanique.

Inutile de vous dire qu'il va falloir s'immerger dans ce type de musique pour en retirer la substantifique moelle, bien qu'Alec K. Redfearn rassure en affirmant que "Sister death" est à ce jour l'album le plus accessible de sa discographie. Les plus intrépides d'entre nous auront donc compris qu'il y a davantage moyen de délirer avec ses précédentes œuvres que sont "May you dine on weeds made bitter by the piss of drunkards" (1999), "Bent at the waist" (2002), "Every man for himself and God against all" (2003), "The quiet room" (2005), "The smother party" (2006) ou "The blind spot" (2007). Ça, c'est pour la discographie des Eyesores car Alec K. Redfearn est aussi actif avec son autre groupe The Seizures (l'album "Exterminating angel" en 2009) ou dans Barnacled et l'Amoebic Ensemble.

Il faut donc suivre Alec K. Redfearn de très près si l'on veut savoir où il veut en venir et son album "Sister death" va sans doute aider à mieux cerner le personnage. Sans cesse hanté par un accordéon agissant soit en toile de fond soit en première ligne, "Sister death" propose une douzaine de titres brillant par leur originalité et leur capacité à faire des collages sonores empruntant à la fois à l'électro, au blues déjanté (l'impressionnant premier titre "Fire shuffle" qui vous en colle une façon "Willie the pimp" de Frank Zappa), au tango futuriste façon Astor Piazzola ("St. James infirmary/Headless emcee"), au folk hispano-balkanique libérant des hordes de gitans prêts à vous faire les poches après vous avoir fait pleurer d'émotion ("Black ice", "Hashishin") ou à de surprenantes et entêtantes petites ballades vocales aussi touchantes qu'angoissantes ("Longreach", "Exhumed"). Il se dégage de ce disque une atmosphère de fin de fête, un peu comme la bande-son d'un film de clowns tristes. Il faut dire que la dizaine de musiciens du groupe, avec autant d'invités, manipulent un bric-à-brac d'instruments peu courants qui permettent d'élaborer une très grande subtilité dans les ambiances et les constructions musicales.

Relativement complexe dans son approche, d'une variété et d'une originalité certaine, la musique d'Alec K. Redfearn renonce volontairement à une diffusion massive sur les radios commerciales, fait le choix de l'avant-garde et de l'expérimentation et déploie une grande palette de nuances émotionnelles qui en font un itinéraire incontournable pour tous les curieux qui voient en la musique une façon d'élever son âme.

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