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MIRIODOR Signal 9

Year2017
FormatCD
StyleRock
AvailabilityIn stock
14.70 €Buy

Description

Anyone with adventurous ears is sure to get a kick out of this venerable Quebecois quartet's music, which draws on nearly three decades of experience exploring the fringes of avant-pop instrumental music. Very cool. – CDHOTLIST

Over a 35 year-long career, MIRIODOR have continuously produced music that is intricate, melodic, challenging and filled with both humor and fire. Their albums are captivating new-music gems filled with great musicians, terrific tunes and a distinctive and personal sound.

SIGNAL 9 is the group's ninth studio release.

Cuneiform will be servicing 500 radio stations and magazines with this release and an additional 500 blogs and internet radio will receive service.

They have performed in front of thousands of listeners at major music festivals in the USA, Canada and Europe. Their third large-scale European tour will be in September, where they will be performing at the 10th Rock In Opposition Festival in France, as well as appearing in Italy and Germany.

BERNARD FALAISE - leader, arranger, alto sax / PASCAL GLOBENSKY - keyboards, synths, piano / REMI LECLERC - drums, percussion, electronics / NICOLAS LESSARD - bass, double bass, keyboards

Titles

01. Venin 4:32
02. Peinturé dans le coin 4:32
03. Transit de nuit à Jakarta 1:58
04. Portrait-robot 8:47
05. Déboires à Munich 1:18
06. Chapelle lunaire 6:49
07. Cryogénie 1:35
08. Passage secret 9:56
09. Gallinule d'Amérique 1:38
10. Douze petites asperges 2:37
11. Le ventriloque et le perroquet 8:13

Press

Prog resiste (FR · Dominique Genin · 01/10/2017)

Une chanson me vient à l’esprit en écoutant le nouvel album de MIRIODOR, Ca c’est vraiment toi de Téléphone, non pas pour le style de musique, mais pour le titre, car en effet ce Signal 9 c’est vraiment ce que j’aime (j’apprécie Téléphone également mais ça, ça, c’est une autre histoire). Cette musique c’est vraiment moi, et pour paraphraser un autre titre, je pourrais vous dire aussi que cet album me fait musicalement le même effet qu’à Georges Brassens lorsqu’il pense à Fernande (ndlr : Vous aurez remarqué l’éclectisme musical de notre chroniqueur qui pour introduire une musique d’avant-garde vous fait passer de Téléphone à Brassens. Oufti lui !). Presque tout ce que j’aime dans le prog se trouve ici : musique variée et complexe mais qui comporte suffisamment de lignes mélodiques et de riches arrangements intéresser tout amateur de bon prog. Les claviers prennent en effet des accents très variés, de l’Hammond au Mellotron en passant par la flûte et les sons plus électroniques, les guitares et percussions modulent savamment les timbres également, les overdubs font le reste. C’est un RIO sans prise de tête extrême mais avec une bonne prise de terre, l’humour est souvent présent. Cet opus est dans la continuité du précédent, Cobra Fakir. Ce qui change ici par rapport au dernier opus, c’est la forme de la formation. Si vous vous rappelez, et je vous aide un peu ici, Miriodor fut tout d’abord un sextuor fondé en 1980 à Québec par Pascal Goblensky et François Emond (qui est malheureusement décédé durant les enregistrements du présent album, album qui lui est dédié), avant de se muer en quatuor en ‘84, puis en trio en ‘87. En ‘98 il devient un quintet qui se retrouve de nouveau en sextet en 2001, puis en trio pour l’album précédent en 2011. Pour cette dernière galette, le trio est maintenant un quatuor ! Miriodor aujourd’hui c’est toujours les deux des membres originaux, Pascal Globensky aux claviers, synthés et piano, et Rémi Leclerc à la batterie, percussions, claviers et platines, auquel s’ajoute le guitariste qui les rejoignit il y a une vingtaine d’années, Bernard Falaise. Le petit dernier, Nicolas Lessard a mis sa basse à leur service en 2013 pour assurer les concerts, et intégra définitivement le groupe une année plus tard. J’avais beaucoup aimé l’album précédent, Cobra Fakir, sorti en 2013. J’avais juste émis un petit bémol, les surprises étant moins présentes que précédemment, j’y trouvais un petit grain de folie en moins, le tout étant plus léger qu’auparavant. J’aime à croire qu’ils ne m’ont non pas seulement entendu, mais également écouté, car ici on retrouve toute la folie des premiers albums, les vieux de la vieille sont toujours aussi jeunes et inspirés. Chaque composition est bourrée de surprises, les styles se suivent et ne se ressemblent pas, mais toute transition même brutale nous parait logique, il suffisait d’y penser, ce break devait être là. Bizarre comme ces canadiens jouent avec nos sentiments et nos neurones. Quelques exemples ? Chapelle Lunaire débute sur un son chaotique distordu et puissant avant de se muer en folk électrique aux accents de Gentle Giant qui débouche sur un bon prog où les gros sons du Hammond deviennent de plus en plus prédominants et où la guitare s’aventure dans le jazz-rock. Les premiers accords de Transit de Nuit à Jakarta font immédiatement penser à l’intro de Watcher of the Sky, ils se transforment en bruitage électronique sur une rythmique funky bien nappée de mellotron. Douze Petites Asperges offre quelques douceurs avec des structures post-rock qui me font penser au TNT de Tortoise ou à certaines compositions de Radiohead. L’humour est bien présent également sur Portrait-Robot, le son lourd saturé de mellotron et la batterie agressive, qui évoque le côté sombre de King Crimson, est interrompu par une fanfare venant tout droit de chez Bouglione avant de se terminer sur des bidouillages électroniques. Peinturé dans le Coin et ses mélodies en staccato évoquent Knots de Gentle Giant mais la composition évolue ensuite vers un jazz-rock musclé un peu zeuhlien. J’espère que cela vous suffit comme exemples, car je risque de dépasser le gabarit, mais j’espère que vous aurez compris qu’en termes de diversité, de surprises et de richesse des compositions vous en aurez pour votre argent. Cet album est à conseiller à toutes les oreilles, amatrices du genre ou non.

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