Independent music distributor · Since 2002
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THREE SECOND KISS Tastyville

Year2012
FormatCD
StyleRock / Math Rock
AvailabilityIn stock
12.80 €Buy

Description

Just take a song like Maya. It starts with a deep and declamatory voice, which almost reminds a sort of Ian Curtis' american melody stretched out on a carpet of obsessive drum and bass that seems to be coming from Rio de Janeiro more than from Chicago, topped by a slippery guitar that makes you think punk also bloomed in Caribbean lands. Suddenly melody changes and a skinny rock stone takes its place. It is made of solid and blank parts and the melody gives way to scratching frames, the guitar and drums chase as guttural bellowing of elephants who rest only at the end, where tribal rhythm collapses and yealds to a skeletal melancholy blues. Maya is just one of the 9 tracks featured on Tastyville, the new Three Second Kiss album after 4 years from the previous Long Distance (2008 African Tape), but it is the metaphor-song of a work born from the belly most than the brain. Each piece meets only the cinematic structure of the skin, changing course and direction without premeditation of style that is not the free guide of instinct. Tastyville shows a new strength of the Italian band, its desire to open up and let luxuriantly explode a sound - the rough and minimal sound created by the guitar, bass, drums triangle - in a brand new and free fluorescence that maintains the attitude of punk without its but visionary sound anymore. May be that's why Tastyville is an experience that embodies several emotional states rather than showing us only one philological style. No labels to spend ‘cause everything is mixed, blended and digested. After many years of activities so many things have been told about Three Second Kiss. For us, the 9 tracks of Tastyville are primitive, emotional and visionare music. This is exactly what remains when you take away the superfluous.

Born in Bologna, first record dated in 1996, six records so far, two works recorded by Steve Albini (Music out of Music on 2003 and Long Distance on 2008) and one by Ian Burgess (producers of bands like Shellac, Jawbox and Cows), 3 United States tour – one with June of 44 in 2000 and one with Shellac in 2009 – TSK are the first Italian band to be invited in 2002 at the prestigious All Tomorrows Parties festival UK, on the list together with such names like Bonnie Prince Billy, Wire, Shellac, Breeders, Smog, Shannon Wright, Shipping News and many others, and they will perform on the current 2012 special ATP UK edition (nov/dec 2012 – The Nightmare before Christmas) together with bands like Shellac, Neurosis, Melt Banana, Mission of Burma, to name just a few.

TSK records have been distributed in Europe by Southern records (with the record Everyday Everyman - on 1998) and then in USA by Dischord rec. from Washington DC (with the record Focal Point - Slowdime rec. on 1999 and Music out of Music on 2003). Today the band is happily home based with the French label Africantape rec, that put out on 2008 Long Distance, our previous record, and that has just released the newest Tastyville. There is a lot of way to do. Never look back.

Press

Kwadratuur (NL · Anouk Peeters · 15/06/2013)

Deze driekoppige Italiaanse band bestaat al 20 jaar en brengt met ‘Tastyville’ hun zesde album op de markt. Hun bekendheid hebben ze vooral te danken aan de medewerking van Steve Albini, legendarisch producer en muzikant van Shellac, die een paar vorige albums heeft geproducet. Deze cd hebben ze echter voor hun eigen rekening genomen, wat resulteert in een meer relaxte stijl. Of die stijl niet iets te veel neigt naar nonchalance is natuurlijk de vraag…

De eerste indruk is niet meer dan verwarring. Het eerste nummer ‘Caterpillar tracks haircut’ is een samenraapsel van allerlei ritmes en gitaareffecten. Toch heeft die verwarring ook zijn charmes, al mocht zanger Massimo Mosca net iets toonvaster zingen. Muzikaal zit het wel sterk in elkaar en wordt er duidelijk geëxperimenteerd met verschillende melodieën op elk instrument. Het is en blijft een band uit de jaren ’90, wat nog altijd wel een beetje hoorbaar is door hun experimentele rock gemengd met een vleugje lichte grunge. De track ‘Cut the Nerve’ en ‘Don’t Dirty my Heart’ neigen dan weer meer naar jazz en blues, afgewisseld met sterke drumritmes. Weer een samenraapsel, dus. In de cd is er van elke stijl wel iets aanwezig: van punk tot jazz en van grunge tot indie. Muziek waarbij tot rust komen moeilijk is en dat ene ritme en die ene melodie de luisteraar constant wakker schudden. Op ‘Vampirized’ wordt er zelfs even Frans gesproken, om de mikmak compleet te maken. Gevolgd door zenuwachtig gedrum ontpopt het lied zich tot een ritmisch sterk nummer. In het algemeen zit de zanger er net iets te vaak naast, maar dat wordt wel goedgemaakt door de sterke muzikale prestatie van gitaar, bas en drum.

‘Tastyville’ is een album voor de veelzijdige ziel. Elke emotie komt aan bod, elke verwachting wordt ingelost, al balanceren ze duidelijk tussen de charme van veelzijdigheid en de verveling van nonchalance. Een voorzichtige krachtmeting die niet iedereen zal slikken.

Shoot Me Again (FR · Fred · 15/11/2012)

Avec Long Distance, les Italiens de THREE SECOND KISS remettaient le pied à l'étrier. L'album annonçait d'ailleurs un retour plus qu'éphémère. Malgré tout, c'est encore avec une certaine discrétion que le groupe originaire de Bologne sort Tastyville, soit quatre ans après son prédécesseur.

Le groupe inspiré par la scène de Chicago et Steve Albini prend toutefois une direction distanciée avec ses neuf nouveaux titres. Bien évidemment, on retrouve un style assez rêche et sec. Mais THREE SECOND KISS semble avoir décidé d'explorer des horizons nouveaux plus subtils. Conservant donc ce besoin d'une musique percutante et vivace, le groupe s'oriente aussi vers des structures nouvelles et plus complexes. Dès lors l'interprétation reste minimaliste mais les compositions perdent de leur immédiateté.

Ferme et moins appréhendable, THREE SECOND KISS libère ses accents Math-Rock par des structures plus cinétiques. Par conséquent l'auditeur lors de ses premières écoutes ne retrouve pas cette énergie, certes caractérisée, mais qui le séduisait peut-être. Ce n'est qu'une fois acceptée l'évolution que l'attirance pour une interprétation plus personnelle de leur Noise peut se manifester.

Cet album risque de diviser. D'une part ceux qui regretteront l'éloignement de cette musique marquée du sceau de SHELLAC et d'autres part, ceux qui au contraire souligneront l'innovation de THREE SECOND KISS.

Music in Belgium (FR · François Becquart · 25/10/2012)

En 19 ans d'existence et cinq albums, les Italiens de Three Second Kiss prennent leur temps, c'est le moins qu'on puisse dire. Sergio Carlini (guitare), Massimo Mosca (basse et chant) et Lorenzo Fortini (batterie, remplacé en 2005 par Sacha Tilotta) se sont effectivement formés à Bologne en 1993 et ont depuis lors œuvré dans un post-rock qui n'a pas tardé à se métamorphoser en math rock, avec les albums "For pain relief" (1996), "Everyday-everyman" (1998), "Music out of music" (2003) et "Long distance" (2008).

Ce dernier album avait été agréablement perçu à l'époque en raison de sa production signée Steve Albini (le légendaire producteur de Nirvana et des Pixies) et de ses sonorités noisy abruptes. Aujourd'hui, avec "Tastyville", le trio transalpin revient à des manières un peu plus raffinées et propose un album feutré, à la violence contenue et riche en ambiances et calculs musicaux de toutes sortes. Pour ne pas se le cacher, il s'agit en fait d'un changement radical d'attitude par rapport aux albums précédents du combo. Mais un groupe qui est catalogué math rock depuis près de vingt ans et qui est donc un des précurseurs du genre peut se permettre certaines choses, réservées aux vieux maîtres.

Dès le morceau d'ouverture "Caterpillar tracks haircut", de fines lamelles d'orgues signées du batteur Sacha Tilotta introduisent un morceau velouté, semblant flotter sur coussin d'air, glissant souplement le long d'un fil arachnéen. La rythmique polymorphe et ondulante marque encore plus le coup sur un "The sky is mine" complètement hanté par les contrechamps occupés par la batterie et la basse par rapport à la guitare. Cette subtilité à la fois détendue et nerveuse fait penser à du Pixies au repos ou à des Minutemen rassurés. Le psychédélisme n'est pas complètement en dehors du coup ici, mais il faut le prendre dans son acceptation la plus barrée et expérimentale. En ce sens, des références à Red Krayola, les Texans fous des Sixties, ne sont pas inopportunes.

La palme revient sans doute ici à l'excellent "Maya", qui synthétise à lui seul l'esprit qui règne au sein de "Tastyville" : voix nonchalante, cavalcade rythmique tout en préciosité, ondes de guitares décalées. Three Second Kiss continue de plus belle à auréoler son album de mystère avec cette voix qui lance en français "le bonheur, simple, qui descend du ciel vers la mer", introduction de "Vampirized" pouvant faire référence à un bout de phrase tiré d'un roman de Jean-Claude Izzo. Non, décidément, les hommes de Three Second Kiss ne font pas dans le bas du front. Leur voyage au pays d'une poésie décalée et d'une musique résolument sophistiquée se poursuit tout au long des non moins fascinants "Don't dirty my heart", "Cut the nerve", "In winter, the sun shines over the bridge" et "Mood red", des titres qui ressassent toujours un peu les mêmes effets et agissent comme une sorte de longue suite, un long périple où les instruments tissent une toile sonore alambiquée et blafarde. Notons aussi la pochette de l'album, tirée du tableau Le tigre et le serpent d'Antonio Ligabue (1899-1965), peintre italien illustrateur du courant naïf dans son pays. Subtils et raffinés jusqu'au bout, Three Second Kiss, et vraiment intéressants.

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