Description
BUBBLEMATH are a rock quintet who smash together original, modern and classic rock styles and complex vocal stylings into a sound that could only be Bubblemath! They are a band for whom it really is true that there really is always something new around every corner!
They live by a simple philosophy: 'Never give the listener a chance to get bored.' We try to accomplish this by pushing the boundaries of the unexpected in every aspect of what we do. Provocative compositions, visually stimulating stage presentations, politically explicit lyrics, and then we hose it all down with ice cold love. Refreshing!
Bubblemath compositions allow the listener to bask in a gentle onslaught of constantly changing meters; dynamic song structures and textures; lush vocal harmonies; unexpected melodies, chord changes, and harmonic voicings; quality lyrics; and quirky humor.
If you are a fan of complicated, cerebral, high information-density, music-for-musicians compositions and performances, you are a fan of Bubblemath; you just don't know it yet.
Cuneiform will be servicing 500 radio stations and magazines with this release and an additional 500 blogs and internet radio will receive service.
BLAKE ALBINSON - electric guitar, vocals / JAY BURRITT - electric bass, vocals / KAI ESBENSEN - keyboards, vocals / JAMES FLAGG - drums, percussion, vocals / JONATHAN G. SMITH - vocals, electric guitar
Titles
01. Routine Mantenance 12:41
02. Avoid That Eye Candy 3:54
03. Perpetual Notion 6:57
04. A Void That I Can Depart To 10:08
05. Get a Lawn 6:21
06. Making Light of Traffic 8:58
07. Destiny Repeats Itself 7:24
08. The Sensual Con 7:36
Press
Prog resiste (FR · Tom Charlier · 01/10/2017)
Frénétique peptide ! Si le math rock peut être vu comme la connexion moléculaire la plus futuriste et flashy du vaste monde du prog et alentours, le bien-nommé BUBBLEMATH en est assurément un des fleurons les plus acrobatiques... L’album démarre en trombe, sans prendre la peine de savoir si tout le monde s’attendait à une telle claque supersonique, avec l’hyperactif Routine Maintenance, titre on ne peut plus ironique quand on sait que la devise du groupe est «Never give the listener a chance to get bored!». Imaginez ce que donnerait la musique d’un réseau routier filmé en timelapse, si chacun des objets passant à toute vitesse était doté d’une mélodie indépendante, ou si une fourmilière grouillante vous interprétait sa propre version d’une symphonie futuriste. Pensez à lyophiliser votre discographie de Gentle Giant et à siffler trois à cinq tasses, noir, de Zappa période Roxy/One Size en mode speedrun, Korekyojinn, Hella ou Don Caballero, et vous vous approcherez peut-être un chouïa de l’idée. Pour finir, lestez le tout d’un potentiel RIO patent (on est sur Cuneiform, quand même), d’apartés jazz (le funk intello de Destiny Repeats Itself), d’immersions apaisantes auprès des cigales, d’une sensibilité pop décalée et d’un humour complètement à la ramasse. Un indice ? Ne cherchez pas plus loin que cette photo officielle du groupe, où ils émergent d’une maison en flammes (!), sapés en pyjama (!!) et équipés de claviers criards, de ballots de paille et d’une sympathique collection de peluches personnelles. Pour vous placer dans l’ambiance, toujours : sur la pochette, se hérissent plusieurs représentations macromoléculaires (d’après mes souvenirs chimiques d’une vie collégienne antérieure) d’un peptide, et la police du titre, qui est écrit en ambigramme, c’est-à-dire une forme graphique (logo, texte, calligraphie...) qui permet, grâce à sa disposition visuelle, une double lecture. Cérébral ? Certes, mais aussi incroyablement fun ! Si je me refuse ici à une description précise et rapprochée du contenu musical, c’est parce que je ne m’en sens pas capable... Hyperactive, leur musique l’est certainement, et quand on sait que ces six compères sont aux commandes d’une vingt-cinquaine d’instruments (dont un arsenal de claviers excentriques, un dulcimer des montagnes - je n’invente rien, cette fois ! -, un glockenspiel, un banjo, une basse synthétique et des chimes), on ne peut qu’applaudir la rigueur mise au service de la densité... dans ce chaos organisé de riffs et de breaks calculés comme des équations rythmiques au n-ième degré, suivre les mélodies s’apparente au traçage des trajectoires d’un essaim d’abeilles, qu’on sait éminemment intelligentes, mais qu’on ne comprend pas toutes pour autant : elles fusent trop rapidement pour les discerner tous d’un coup, mais forment quand même assez de cohérence d’ensemble pour dépasser la simple curiosité intellectuelle et nous engager dans un jeu de piste auditif désop(o)ilant. Car, avec Edit Peptide, Bubblemath consacre l’équivalent musical de Jules Verne, Herman Melville ou Georges Perec, le réalisme baroque, ou le plaisir d’énumérer en tentant de contenir la totalité de l’odyssée de l’espèce en une seule oeuvre... ouf ! «My whole life is a traffic jam»
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